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S’il ne devait en rester qu’un (aka publicité gratuite pour un film français)

26 03 2012

En préambule, je tiens à préciser un peu mon orientation musicale. MrHobbes, c’est ça

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où ça

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La chanson française, la variété, ça me donne envie de me percer les tympans avec des aiguilles à tricoter chauffées à blanc. Donc quand j’ai su qu’un film sur Claude François sortait, l’envie de voir le film était comparable à mon envie de manger les semelles de mes vieilles baskets. Ça m’en touchait une sans faire bouger l’autre. Puis j’ai vu que Florent-Emilo Siri réalisait le bazar, un homme que j’aime à considérer comme un des plus talentueux réalisateurs français en activité. Et je me suis dit « banco »

 

Cloclo

Florent-Emilio Siri

S'il ne devait en rester qu'un (aka publicité gratuite pour un film français) dans Cinema 21-Cloclo-affiche-film

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

Bande-annonce

 

Bon ben je vais commencer par la conclusion directement, Cloclo est sûrement le meilleur film français qu’il m’ait été donné de voir depuis des années.

J’ai l’avantage de ne rien connaitre de la vie de Claude François, à part sa mort électrisante (anecdote passionnante: mon imaginaire d’enfant m’a toujours fait croire que ce bon vieux Claude était décédé en faisant tomber un sèche-cheveux dans une baignoire, et bah en fait non LOLZ), j’y ai donc suivi une histoire passionnante et j’ai été surpris à de nombreuses reprises.

Siri adopte le point de vue de Claude François. De l’annonce de sa naissance à l’annonce de son décès, le film (certes naviguant sur des rails) se construit en même temps que la personnalité de Cloclo. D’une enfance apparemment paradisiaque en Egypte au début (souvenir d’enfant), l’univers propret se  désagrège assez rapidement dans un contexte familial compliqué, bridé par un père autoritaire et tyrannique et manipulé par une mère égoïste. Délogé d’Egypte à 19 ans, Claude s’exile à Monaco et commence sa carrière musicale. Je n’irais pas plus loin dans l’histoire (c’est inutile), car il faut bien avouer que mine de rien, le parcours de Claude François est assez classique, et on y retrouve la plupart des traumas habituels des biopics (le rapport au paternel, l’envie de réussir, le succès…)

Ce qui fait la force du long métrage, c’est véritablement son personnage (incarné avec brio par Jérémie Rénier). Tour à tour charmant, généreux, manipulateur, artiste, copieur, homme d’affaires, mec odieux, détourneur de mineure (magnifique Joséphine Japy en France Gall), jaloux, obsessionnel, narcissique, mégalo, fragile, attentionné, parfois un vrai connard. Un vrai personnage de cinéma, aussi énervant que touchant.

cloclo_10-300x300 dans Cinema

Il m’est impossible de continuer sans saluer bien bas le travail de réalisation de Florent-Emilio Siri, qui au delà de la simple reconstitution téléfilmesque livre ici un petit bijou de cinéma. A travers une séquence oniriques par ci (magnifique scène ou Claude découvre My Way de Sinatra), des plans-séquences par là (dont un absolument mémorable qui suit Jérémie Rénier de la sortie de sa douche jusqu’à son arrivée en studio); et une direction d’acteur irréprochable. Rénier ne se contente pas d’imiter Claude François, pendant les 2h30 que durent le film, il EST Claude François, et il se donne à fond. La brochette d’actrices est formidable (#jlp), un Magimel étonnant en Lederman avec l’accent du Sentier, et une caméo sympathique de Robert Knepper (T-bag de Prison Break) en Sinatra.

cloclo1

J’en suis le premier étonné, Cloclo est une réussite indéniable et incontestable, qui contentera autant le fan que le cinéphile, Siri nous livrant ici (j’ai pas peur de le dire) une réalisation digne des plus grands (je pense à Scorsese), et raconte l’histoire d’un homme qui rêve d’Amérique, voit une de ses chansons adaptées par son idole, et s’éteint avant d’y mettre les pieds. Un film passionnant, touchant. Un grand film.

 

 


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