[Critique Film] Brasil – Terry Gilliam

4092012

[Critique Film] Brasil - Terry Gilliam dans Cinema brazil

Sam Lowry, un bureaucrate d’un monde rétro-futuriste totalitaire, essaye de corriger une erreur administrative, et va lui-même devenir un ennemi de l’État.

Sam se contente de son travail et de sa petite vie tranquille tout en s’échappant en rêve dans un monde de héros romantiques. Son existence satisfaite, mais solitaire, est compliquée par l’arrestation brutale d’un certain Archibald Buttle, en raison d’une erreur administrative. Il tente de réparer cette injustice et doit lutter contre un système extrêmement contrôlé qui le considère de plus en plus comme un dissident. Les tentatives de sa mère de lui obtenir une promotion, l’intrusion d’un chauffagiste rebelle au système, Harry Turtle, et la survenue en chair et en os de la femme de ses rêves sont les autres éléments de l’intrigue.

C’EST VACHEMENT BIEN

 




S’il ne devait en rester qu’un (aka publicité gratuite pour un film français)

26032012

En préambule, je tiens à préciser un peu mon orientation musicale. MrHobbes, c’est ça

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où ça

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La chanson française, la variété, ça me donne envie de me percer les tympans avec des aiguilles à tricoter chauffées à blanc. Donc quand j’ai su qu’un film sur Claude François sortait, l’envie de voir le film était comparable à mon envie de manger les semelles de mes vieilles baskets. Ça m’en touchait une sans faire bouger l’autre. Puis j’ai vu que Florent-Emilo Siri réalisait le bazar, un homme que j’aime à considérer comme un des plus talentueux réalisateurs français en activité. Et je me suis dit « banco »

 

Cloclo

Florent-Emilio Siri

S'il ne devait en rester qu'un (aka publicité gratuite pour un film français) dans Cinema 21-Cloclo-affiche-film

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

Bande-annonce

 

Bon ben je vais commencer par la conclusion directement, Cloclo est sûrement le meilleur film français qu’il m’ait été donné de voir depuis des années.

J’ai l’avantage de ne rien connaitre de la vie de Claude François, à part sa mort électrisante (anecdote passionnante: mon imaginaire d’enfant m’a toujours fait croire que ce bon vieux Claude était décédé en faisant tomber un sèche-cheveux dans une baignoire, et bah en fait non LOLZ), j’y ai donc suivi une histoire passionnante et j’ai été surpris à de nombreuses reprises.

Siri adopte le point de vue de Claude François. De l’annonce de sa naissance à l’annonce de son décès, le film (certes naviguant sur des rails) se construit en même temps que la personnalité de Cloclo. D’une enfance apparemment paradisiaque en Egypte au début (souvenir d’enfant), l’univers propret se  désagrège assez rapidement dans un contexte familial compliqué, bridé par un père autoritaire et tyrannique et manipulé par une mère égoïste. Délogé d’Egypte à 19 ans, Claude s’exile à Monaco et commence sa carrière musicale. Je n’irais pas plus loin dans l’histoire (c’est inutile), car il faut bien avouer que mine de rien, le parcours de Claude François est assez classique, et on y retrouve la plupart des traumas habituels des biopics (le rapport au paternel, l’envie de réussir, le succès…)

Ce qui fait la force du long métrage, c’est véritablement son personnage (incarné avec brio par Jérémie Rénier). Tour à tour charmant, généreux, manipulateur, artiste, copieur, homme d’affaires, mec odieux, détourneur de mineure (magnifique Joséphine Japy en France Gall), jaloux, obsessionnel, narcissique, mégalo, fragile, attentionné, parfois un vrai connard. Un vrai personnage de cinéma, aussi énervant que touchant.

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Il m’est impossible de continuer sans saluer bien bas le travail de réalisation de Florent-Emilio Siri, qui au delà de la simple reconstitution téléfilmesque livre ici un petit bijou de cinéma. A travers une séquence oniriques par ci (magnifique scène ou Claude découvre My Way de Sinatra), des plans-séquences par là (dont un absolument mémorable qui suit Jérémie Rénier de la sortie de sa douche jusqu’à son arrivée en studio); et une direction d’acteur irréprochable. Rénier ne se contente pas d’imiter Claude François, pendant les 2h30 que durent le film, il EST Claude François, et il se donne à fond. La brochette d’actrices est formidable (#jlp), un Magimel étonnant en Lederman avec l’accent du Sentier, et une caméo sympathique de Robert Knepper (T-bag de Prison Break) en Sinatra.

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J’en suis le premier étonné, Cloclo est une réussite indéniable et incontestable, qui contentera autant le fan que le cinéphile, Siri nous livrant ici (j’ai pas peur de le dire) une réalisation digne des plus grands (je pense à Scorsese), et raconte l’histoire d’un homme qui rêve d’Amérique, voit une de ses chansons adaptées par son idole, et s’éteint avant d’y mettre les pieds. Un film passionnant, touchant. Un grand film.

 

 




[Critique]The Tree of Life – Terrence Malick

18052011

Hey mais j’ai un blooooooog!!! J’avais presque zappé tiens. J’ai une vie tellement agitée (Sex, Drugs and Rock’n Roll, m’voyez) que j’avais oublié que je m’étais créé cet espace d’auto expression complètement useless. 

Bref. Quoi de mieux pour lancer ce blog que de critiquer un film qui fait l’actualité? Présenté à Cannes et hué par une horde de journalistes trop oufs dans leur tête, voici

 

 

[Critique]The Tree of Life - Terrence Malick dans Cinema The-Tree-of-Life-L_Arbre-de-Vie-Affiche-Teaser-France-370x500

 

 

The Trique of Life

The way of Nature, and The way of Grace

Je ne connais pas du tout Terrence Malick. Je n’ai vu aucun de ses films, j’ignorais même l’existence du bonhomme jusqu’à ce que je tombe sur des forums cinéma (entre autres) où ça se touchait sévère des mois avant la sortie du film sans que je comprenne pourquoi. Je n’attendais donc pas grand chose du film (rien compris à la bande annonce par exemple), et j’y suis donc allé d’un œil totalement vierge.

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Difficile d’expliquer concrètement ce que raconte le film. Mais c’est incroyablement riche. Outre l’intrigue principale, sorte de chronique sur l’enfance (incroyablement juste et touchante d’ailleurs) et son rapport avec les figures parentales (analogie de la Nature, et de la Grâce cités au début du film), Malick nous parle en filigrane de la vie, de la mort, de l’enfance, de l’existence, du Big Bang jusqu’à nos jours, dans une séquence admirable bien qu’insérée bizarrement dans le film.

A la sortie du cinéma, il est impossible pour moi d’expliquer ce que je ressens. Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression de ne pas avoir regardé un film, mais une véritable œuvre d’art. L’impression de voir un magnifique tableau abstrait, d’être abasourdi par sa beauté et d’en comprendre le(s) sens (et pour moi qui ai beaucoup de problème avec l’appréciation de l’art, ça veut dire beaucoup). Concrètement, il y a dans ce film une flopée de plans parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir au cinéma. J’ai murmuré « mais qu’est ce que c’est BEAU! », les yeux écarquillés une bonne vingtaine de fois. La mise en scène de Malick est très aérienne, libre, flottante, fascinante. On sent que chaque plan est mûrement réfléchi et flatte la rétine. J’avais vraiment l’impression de voir une nouvelle manière de filmer.

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Le rythme est lent, certes, mais le film est fascinant. Le discours mystique rebutera pas mal de gens (chez moi ça passe carrément, bien intégré dans le ton général du film).

Un immense et ambitieux poème affranchi des codes hollywoodiens, qui laissera la plupart des spectateurs sur le carreau.

Mais j’ai vraiment besoin d’une deuxième vision pour bien encadrer tout ce que Malick a voulu dire, parce que là pour le coup, faut bien avouer que je suis largué et que la fin me laisse perplexe. Mais c’est une sacrée expérience!




Critique Ciné : The Troll Hunter (André Øvredal – 2010)

12042011

Quoi de mieux pour commencer un blog que d’écrire une rapide critique d’un film norvégien? Hein?

 

Critique Ciné : The Troll Hunter (André Øvredal - 2010) dans Cinema

 

  Un groupe d’étudiants norvégiens partent à la recherche de mystérieux trolls géants. Au fil de leurs recherches ils vont découvrir ce que le gouvernement leur a caché pendant des années…

Bande Annonce pleine de spoils

J’aimerais commencer par rendre hommage aux gens qui sont capables de nous sortir des oeuvres couillues. Denrée plutôt rare en ces temps de remake/reboot/adaptations. Mais sortir un film sur les trolls à notre époque, il fallait oser.

Bon. The Troll hunter se présente donc sous la forme d’un faux documentaire (on cherchera pas l’originalité de ce côté là) et suit donc les aventures d’un groupe de jeunes norvégiens partant sur les traces d’un braconnier accusé de tuer illégalement des ours.  Après avoir insisté bien lourdement (belle référence à Michael Moore dans le film d’ailleurs), ils retrouvent le mec et le suivent dans sa chasse, jusqu’à ce qu’ils se rendent comptent que le gars en question est bien plus qu’un simple chasseur.

Un blair-witch-like à la sauce Norvégienne?  The Troll Hunter est bien plus que ça. Contrairement à un Blair Witch ou un Cloverfield où la menace n’est qu’entrapercue, le film prend le parti de montrer de manière très explicite des trolls tout droit sorti d’un Seigneur des anneaux (même si Tolkien s’est grandement inspiré de la mythologie nordique). Du coup, ce qu’on perd en terreur ou en noirceur ce on le gagne en curiosité et fascination. Le design des trolls est étonnant mais cohérent avec le ton décalé du film (avec leurs gros pifs très cartoon, entre autres), et toute la mythologie paganistique qui les accompagne est fascinante.Les touches d’humour apportées au film sont salvatrices, et évitent de tomber dans le ridicule et le grotesque. Le personnage du chasseur est épatant.

Niveau SFX, c’est plus que bon pour une production de cette ampleur.Je ne parlerai pas du scénario, plus que banal (avec son message d’avertissement « tout ceci est vrai blablabla, la théorie de la conspiraton) , ni de la mise en scène qui ne fait que répondre aux contraintes liées au format du film, et dont on nous sert des resucées depuis des années. Un film plus original sur le fond que sur la forme, mais qui dégage un capital sympathie énorme. J’étais à fond dedans.

7/10

Le film ne sortira probablement jamais chez nous (que ce soit ciné ou DVD), mais il est trouvable facilement...







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